Comptabilité et ERP
Quatre heures d'arrêt, une heure de données. Une copie nocturne de la base Sage, Cegid ou EBP ne suffit pas un jour de déclaration de TVA. Le journal des transactions doit être capté plusieurs fois pendant la journée.
Une coche verte dans la console de sauvegarde ne prouve à peu près rien. Ce qui compte, c'est de savoir si votre comptable rouvrira le dossier de vendredi le lundi à 8 h, une fois le serveur chiffré par un rançongiciel. Nous raisonnons donc à l'envers : d'abord le délai de remise en service que chaque application supporte, ensuite le calendrier des tâches, enfin des restaurations d'essai chronométrées à intervalle régulier. Tout se fait par accès distant, y compris les tests.
Le premier service répond à la question de ce qu'il faut copier et à quelle fréquence. Le second garantit qu'un exemplaire repose toujours hors de portée d'un incendie, d'un dégât des eaux et d'un attaquant déjà installé dans votre réseau.
Nous dressons la liste de ce qui doit réellement être protégé : la base du logiciel de gestion, le partage de fichiers, les boîtes Microsoft 365, la configuration du pare-feu. Puis le calendrier, la durée de conservation, des alertes qui portent le nom d'une personne et une courte procédure pour le jour où tout s'arrête.
Une copie chiffrée part chez un hébergeur européen, derrière ses propres identifiants et un verrou qui interdit l'effacement. Un rançongiciel qui prend le contrôle de votre domaine n'a aucun chemin vers elle.
Pour chaque système, nous fixons le RTO, durée d'indisponibilité acceptable, et le RPO, quantité de travail récent que vous acceptez de refaire. Voici des ordres de grandeur pour une PME de quelques dizaines de personnes.
Quatre heures d'arrêt, une heure de données. Une copie nocturne de la base Sage, Cegid ou EBP ne suffit pas un jour de déclaration de TVA. Le journal des transactions doit être capté plusieurs fois pendant la journée.
Vingt-quatre heures dans les deux sens. Une copie unique après la fermeture des bureaux convient à la grande majorité des entreprises.
Quatre heures d'arrêt, une heure de données. Microsoft répond de la disponibilité du service, pas d'une boîte vidée par un salarié sur le départ. Une sauvegarde distincte des boîtes reste indispensable.
Une heure d'arrêt, une heure de données. Avec des commandes venues d'Amazon.fr et des paiements par carte bancaire, restaurer depuis une copie prend beaucoup trop de temps. Il faut un environnement de secours déjà prêt.
Vingt-quatre heures dans les deux sens. Objectif atteignable uniquement si les documents vivent dans OneDrive ou SharePoint, et non sur le bureau d'une machine précise.
Une copie posée sur le même serveur n'est pas une sauvegarde. Une carte RAID qui lâche, un chiffrement malveillant ou une suppression malheureuse emportent l'original et la copie dans le même mouvement. Le minimum tient en une phrase : deux copies sur des supports différents, plus une troisième hors de vos locaux, de préférence chez un hébergeur européen.
Tout passe par un accès distant sécurisé à vos serveurs et à la console Microsoft 365. La configuration se compte en jours. L'étape quatre sépare une vraie sauvegarde d'une illusion, et c'est précisément celle que la plupart des entreprises sautent.
Nous cherchons où les fichiers importants se trouvent vraiment. Pièges classiques : le tarif qui n'existe que sur le portable d'un commercial, ou les contrats signés qui dorment en pièces jointes dans une boîte aux lettres.
Avec vous, nous attribuons à chaque application une durée d'arrêt et une perte de données acceptables. Ce sont ces deux chiffres qui déterminent le budget, jamais l'inverse.
Calendrier, rétention, chiffrement, copie hors site. L'alerte part quand une tâche échoue, mais aussi quand le rapport attendu n'arrive pas du tout.
Au rythme convenu, nous remontons des données choisies dans un environnement isolé et nous mesurons le temps. Le résultat part dans un compte rendu daté, présentable à un auditeur ou à votre assureur.
Posez une seule question à la personne qui s'en occupe : quand a-t-elle restauré quelque chose pour la dernière fois ? Les découvertes habituelles sont des tâches en échec depuis des mois, un dossier sauvegardé qui n'est plus celui qu'on utilise, ou un mot de passe de chiffrement parti avec un ancien salarié. Notre revue se termine par une réponse nette, pas par une liste de souhaits.
Seulement si l'attaquant ne peut pas l'atteindre depuis votre réseau avec les mêmes comptes. Les groupes actifs aujourd'hui cherchent d'abord le serveur de sauvegarde et le vident avant de lancer le chiffrement, précisément pour vous retirer le choix. Il faut donc au moins un exemplaire doté d'identifiants séparés et d'un verrou qui interdit toute modification pendant une durée fixée d'avance.
Un point de départ raisonnable : des copies quotidiennes pendant trente jours, hebdomadaires pendant trois mois, mensuelles pendant un an. Les pièces comptables relèvent d'un horizon bien plus long, le code de commerce imposant une conservation de plusieurs années, et les données de santé obéissent à leurs propres règles. Ces durées se calent avec votre expert-comptable ou votre conseil juridique, et nous les traduisons ensuite en paramètres de rétention.
Oui. Le RGPD cite explicitement la capacité à rétablir la disponibilité des données à caractère personnel dans des délais appropriés, et les entités concernées par NIS2 doivent démontrer une gestion sérieuse de la continuité d'activité. Des comptes rendus de restauration datés constituent une preuve concrète devant un auditeur ou devant la CNIL. Savoir si NIS2 s'applique à votre structure se vérifie avec un juriste, nous ne tranchons pas cette question à votre place.
Une personne de votre équipe, guidée pas à pas, ou le technicien local avec qui vous travaillez déjà. Nous ne nous déplaçons pas et nous ne livrons pas de matériel. En revanche, nous posons le diagnostic, indiquons précisément quel disque retirer et prenons en charge tout ce qui se fait par le réseau : reconstruction de la grappe, restauration des données et contrôle de cohérence.
Nous examinons la configuration actuelle à distance, tentons une restauration réelle et vous disons franchement si elle sauverait l'entreprise le jour d'un incident.
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